Texte et interprétation de Bernard Crombey
D’après Le Ravisseur de Paul Savatier) 
(Éditions Gallimard)  
Mise en scène de Bernard Crombey et Catherine Maignan
Avec la complicité de Maurice Bénichou
Scénographie et lumière Yves Collet
Spectacle présenté par la Cie Macartan
Avec le soutien du Théâtre du Beauvaisis

Le coup de démarreur

 

C’est à la lecture du « Ravisseur » de Paul Savatier que l’envie d’une transposition de l’histoire dans ma Picardie natale, a pris naissance.

 J’avais parcouru les routes et les chemins, calé sur la selle de ma mobylette bleue, de Creil à Amiens, de Beauvais à Compiègne, de campagnes en campagnes, de villages en villages, des hauts de Picardie à la frontière des ch’timis.

 

C’est au détour des arrêts-buvettes et des portails de fermes, que la langue la plus fleurie, les expressions jamais ouïes, m’ont envahi le lobe de l’oreille dans une vibrante symphonie humaine. Cette langue devenue interdite à Monsieur Motobécane, parce que jugée inaudible à l’écoute de la justice de ses frères les hommes

L’histoire

 

Victor, surnommé « Monsieur Motobécane », sillonne les routes de Picardie assis sur sa mobylette bleue à la recherche d’étiquettes de bouteilles de vins millésimés.
Amandine, dix ans, qui fait l’école buissonnière, surgit sur sa route et va bouleverser sa vie.
Cette rencontre finira par le conduire en prison dans sa « chambre à barreaux », où il ne cessera d’écrire à haute voix sa vérité, au cours de son émouvant et drolatique récit, l’authentique histoire d’Amandine et de Monsieur Motobécane…