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Texte et interprétation de Bernard Crombey

D’après Le Ravisseur de Paul Savatier)

(Éditions Gallimard)  


Mise en scène de Bernard Crombey et Catherine Maignan,

avec la complicité de Maurice Bénichou


Scénographie et lumière Yves Collet

 Spectacle présenté par la Cie Macartan

Avec le soutien du Théâtre du Beauvaisis










Micro-trottoir

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Spectacle présenté par la Compagnie Macartan

Avec le soutien du Théâtre du Beauvaisis et le Théâtre du Rond Point


Monsieur Motobécane

Le coup de démarreur


C’est à la lecture du « Ravisseur » de Paul Savatier que l’envie d’une transposition de l’histoire dans ma Picardie natale, a pris naissance.


J’avais parcouru les routes et les chemins, calé sur la selle de ma mobylette bleue, de Creil à Amiens, de Beauvais à Compiègne, de campagnes en campagnes, de villages en villages, des hauts de Picardie à la frontière des ch’timis.

C’est au détour des arrêts-buvettes et des portails de fermes, que la langue la plus fleurie, les expressions jamais ouïes, m’ont envahi le lobe de l'oreille dans une vibrante symphonie humaine. Cette langue devenue interdite à Monsieur Motobécane, parce que jugée inaudible à l'écoute de la justice de ses frères les hommes.  


Le déploiement artistique de ce chemin de vie m'a inspiré de réécrire l’histoire d’un fait divers des années soixante-dix, dont a été tiré un roman (Le Ravisseur de Paul Savatier), un film (La Drôlesse de Jacques Doillon) et finalement une pièce de théâtre (Monsieur Motobécane de Bernard Crombey).

Le héros, Monsieur Motobécane, je l’ai rencontré... ou pour le moins, j'ai serré la main de son frère jumeau. Pour ceux qui ont vécu au plus proche des campagnes, nous l’avons tous plus ou moins approché, celui qui est aisément décrié par les frelons du village, celui qui n’aurait jamais fait de mal à une mouche, mais accusé du pire délit tant sa naïveté est grande face à l’impitoyable société prête à tout,  prête à manipuler les cœurs pour s'octroyer une bonne conscience, la fausse bonne conscience.

Monsieur Motobécane est pris dans les fils d'une toile d’araignée où il n’aurait jamais dû s’aventurer. Il avait pensé que c’était pour le bien de la petiote fillette Amandine, la sauver de ces fils qui emprisonnaient violement son corps et son esprit. Mais la toile s’est refermée sur lui.